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LE
TEMPLO MAYOR |
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C’est en 1978, à l’occasion de travaux, que fut
mis à jour par hasard une partie du centre de Tenochtitlan,
lieu des cactus, ville fondée par les Aztèques en
1325 et qu’ils habitèrent jusqu’en 1521 date
à laquelle ils se rendirent à Cortés après
un siège de 80 jours.
Depuis 1982,
près de la cathédrale, on peut donc admirer ces vestiges
: pyramides, maison de guerriers et monolithe.
La
pyramide
Il s’agissait
du grand centre cérémoniel des Aztèques
où tout était orienté vers le sacrifice et
l’auto-sacrifice. Au fil de la visite, on découvre
comment, entre 1325 et 1521, cette pyramide faite en tezontle (pierre
volcanique) et recouverte de stuc peint, a été agrandie
ou modifiée à sept reprises. Deux escaliers permettaient
d’accéder au sommet de la pyramide. Des temples jumeaux
la couronnaient, l’un était dédié à
Tlaloc le dieu de la pluie et l’autre à Huizilopochtli,
dieu du soleil et de la guerre.
On peut encore voir la pierre noire de la deuxième pyramide
qui servait à l’époque pour les sacrifices humains
ainsi que le Chac-Mool, messager des dieux qui amenait à
Tlaloc les cœurs humains, notamment ceux de garçons
de 6 à 8 ans ayant eu une maladie due à l’eau
car les Aztèques pensaient qu’ils avaient été
choisis par Tlaloc.
La
Maison des guerriers aigles
Sur le côté
gauche de la pyramide se trouvait la maison des guerriers aigles.
Seuls les nobles pouvaient espérer devenir des guerriers
de haut rang, guerriers aigles ou guerriers jaguars.
Les guerriers aigles venaient régulièrement
pour garder le temple. Ils priaient, méditaient
et faisaient couler leur sang pour l’offrir aux dieux.
Parmi les autels qui étaient présents dans cette maison,
l’un d’entre eux, décoré de 240 crânes
de pierre, était dédié au dieu de la mort.
Pour les Aztèques, la vie après la mort dépendait
de la façon dont l’individu était mort. Tandis
qu’une personne qui mourrait à la guerre, en couches
ou lors d’un sacrifice allait au ciel, celui qui était
mort de mort naturelle allait au Mictlan, monde des ténèbres,
où il devait passer par neuf étapes redoutables (faim,
soif, dépeçage,…) avant d’accéder
à la paix.
| Le
Monolithe de Coyolxauhqui |
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Plus
loin, un monolithe rond nous montre Coyolxauhqui, la déesse
de la lune, décapitée et démembrée.
Ce monolithe est capital à deux titres. Tout d’abord
car c’est sa découverte en 1978 qui a déclenché
les fouilles, ensuite car il nous éclaire sur les croyances
aztèques et notamment les sacrifices humains.
La légende dit que Coatlicue, la déesse de la terre,
était la mère de la déesse de la lune et du
dieu du soleil. Un jour, alors que Coatlicue était très
âgée, une boule de plumes précieuses est tombée
du ciel. Elle l’a gardée et s’est retrouvée
enceinte deux mois plus tard. La lune et ses 400 frères et
sœurs, furieux de la grossesse tardive de leur mère,
décidèrent de la tuer. A ce moment, leur frère
le soleil est né et avec ses rayons, il a décapité
sa sœur la lune. Voyant cela, ses frères et sœurs
s’enfuirent vers le ciel où ils devinrent les étoiles.
Cette lutte ayant eu lieu à l’emplacement du Templo
Mayor, elle explique la pratique des sacrifices chez les Aztèques.
En effet, ils pensaient qu’ils devaient offrir des cœurs
humains au soleil pour que celui–ci reste en vie et puisse
vaincre tous les jours la lune qui représentait le mal, l’obscurité
et la mort.
Tels furent les principaux temps forts de cette sortie qui fut encore
enrichie par la visite du musée attenant aux vestiges puisqu’il
contient la maquette complète du centre de Tenochtitlan ainsi
que des milliers d’objets découverts lors des fouilles.
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