Edito
 
 
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En dépit de la puissance américaine,

le soleil brille toujours sur Cuba !

Son isolement relatif, politique, a préservé Cuba de l'envahissement touristique que connaissent les autres îles des Caraïbes. On est loin d'être débordé et le touriste aventurier est agréablement surpris de l'accueil chaleureux des " locaux ".
C'est maintenant qu'il faut vous rendre à Cuba !


 Vos bagages se limiteront à des vêtements légers et un maillot de bain...le climat est tropical et il fait chaud toute l'année même pendant la saison humide (été). La température de l'eau ne descend de toutes façons pas en dessous de 25°...
Une des meilleures saisons pour parcourir cette île merveilleuse est la saison " fraîche " entre décembre et avril...un petit sweater rendra vos soirées plus confortables...

Et à bord d'une somptueuse guimbarde américaine des années 1950 , vous vous loverez dans une des voitures qui font la plus grande fierté des Cubains ! Rutilantes, de couleur rose, bleue, verte, jaune, ce sont des pièces de collection entretenues, briquées, lustrées, à l'intérieur de cuir impeccable. Partout, dans les rues, les capots sont levés...on " bricole ", on entretient, on fait durer ces vieilles voitures ! En route pour la visite !

La Havane, capitale de Cuba, inscrite au Patrimoine de l'Humanité, est une ville extraordinaire, avec une incessante impression d'être à une autre époque.
Située au bord de mer ,elle est entourée par une longue digue "le malecon" , façades majestueuses, édifices abandonnés pour la plupart depuis les folles années où Cuba était la florissante façade de luxe où l'architecture coloniale avait une place prépondérante. . C'est un des ensembles le plus riche en architecture coloniale de l'Amérique Latine.

Lors d'ondées, les Cubains s'abritent sous les arcades du Paseo de Marti pour discuter sport ou politique.
A quelques pas de là, le long du chenal, se trouve le marché, des tableaux colorés aux paysages tropicaux côtoient l'artisanat local. Auparavant, la place de Cathédrale accueillait ce marché 2 fois par semaine. C'est une excellente adresse pour faire vos achats de coeur !



En fin de journée les rues deviennent les terrains de jeux d'enfants, d'autres flânent sur leur perron, à la télé, la " novela " ou l'un des nombreux discours de Fidel terminés , la chaleur baisse, les gens sortent de chez eux... Les rues sont idéales pour marcher, flâner et prendre le temps de faire des pauses dans les patios intérieurs des hôtels ou des maisons coloniales. On lève le nez sur des détails pittoresques, et insolites.


Mais déjà dans les rues se constituent des orchestres improvisés. Les musiciens font revivre chaque jour le mythe cubain si bien exporté, en installant de façon incertaine leurs vieux instruments de musique pour le plus grand bonheur des passants. On s'arrête, le corps s'ébranle, on se retient d'une danse… l'esprit est ailleurs, dans la mouvance des notes, dans la sueur de la peau. Le temps se fige sur le rythme de la salsa envoûtante et tentatrice ...on s'échappe ...on rêve...on vit !
Compay Segundo, Ruben Gonzalès, Casa de la Trova, Racine Cuba , Mas ritmo Latino et la voix de la jeune chanteuse Leyanis Lopez se succèdent dans une ambiance qui peut ne jamais finir…la musique c'est Cuba !

A quelques kilomètres de là, une des maisons d'Hemingway apparaît au bout d'une longue allée " caribéenne ". On y trouve, plus qu'un musée, c'est l'architecture créole…d'inspiration espagnole qui attire l'oeil ! On y ressent une atmosphère...celle de l'écrivain aventurier qui semble ne pas avoir quitté les lieux !


A la tombée de la nuit, impossible d'échapper à " La Bodeguita del Medio " ou l'autre aussi connu, " le Floridita " aux intérieurs couverts de graffitis, d'affiches, de banderoles, de trophées et de poèmes...tout et tous se côtoient dans une ambiance infernale !
Vous y savourerez votre " Mojito ", boisson cocktail local, à base de " ron ", citron vert, menthe et eau gazeuse, et vous fumerez votre " Havane " dans le plus parfait anonymat, vous ne dérangerez personne et ne passerez pas pour un capitaliste !


Quittons La Havane par " Las Viñales "; cette superbe vallée située au nord de la Ville de Pinar del Rio, est caractérisée par ses mogotes (montagnes calcaires) et ses vallées très fertiles.

Les fermiers vivent de leurs cultures de tabac, de maïs. Il y a peu de tracteurs, les paysans travaillent toujours avec leurs taureaux, il n'est pas rare de les voir labourer leurs champs avec la charrue .Les huttes, permettent aux agriculteurs de faire sécher les feuilles de tabacs plusieurs mois avant de pouvoir les livrer.

 


Plus à l'est, Trinidad est une des rares villes qui a gardé son patrimoine architectural, et pour les cubains c'est la plus belle ville de Cuba.
Elle fut fondée en 1514 par Diego Vélasquez. L'or y attira de nombreux chercheurs puis le commerce de la canne à sucre vit apparaître les premiers esclaves... les premiers colons. En 1965, une judicieuse restauration fait de cette ville un chef d'oeuvre architectural. Des marchés colorés et des étales de broderies vous accueilleront dans de nombreuses rues et ruelles.

 


N'oublions pas avant de quitter Cuba, de savourer les merveilleuses plages de sable fin et les bains de mer du côté de Varadero, où l'eau frise toute l'année les 25°.

 


Un des enfants du pays, écrivain reconnue, donne une belle image de son île...même si parfois cela peut paraître un peu brutal. Zoé Valdès, femme courageuse et sincère, soigne par l'écriture les plaies de son exil ! Ses textes tiennent de la thérapie autant que de la littérature, gardienne de la mémoire des enfants cubains éparpillés de par le monde... Son écriture parfois, oscille entre conte, chroniques des jours havanais et portraits imaginaires de personnages historiques cubains...ses mots sensuels courent au fil des pages....Zoé Valdès est née en 1959 à la Havane, a grandi, étudié et travaillé dans son île natale avant de quitter son pays pour la France. La nostalgie de son pays natal est un moteur pour son écriture, elle aime à dire que " la musique cubaine contribue à rendre la nostalgie plus sereine...plus positive ". Ses ouvrages sont autant d'odes au souvenir, à la sensualité, mais surtout à la liberté.
Café nostalgie (2000) - Au clair de la luna (1999)- Cher premier amour (2000)- Les mystère de la Havane (2002) - Le pied de mon père (2000) - Le néant quotidien (1999) - (entre autres...)

Ne venez pas à Cuba les mains vides !
Les Cubains ont besoin, avant tout, de médicaments mais aussi de stylos pour les enfants. Ils apprécieront également savons, dentifrices, shampoings, échantillons de parfums, brosses à dents, tee-shirts, casquettes, mini ventilateur, aspirine, chewing-gum, bonbons, dictionnaires (les Cubains ont soif d'apprendre !) etc… Votre geste sera toujours chaleureusement remercié.
Les Cubains voient dans le tourisme, une bouffée d'oxygène, un moyen de dialoguer avec le monde extérieur et d'améliorer leur quotidien en grande partie grâce au marché noir !


 

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