Ushuaia
Nature,
ou comment se prendre pour Nicolas Hulot en Basse Californie

Etroite
bande de terre coincée entre l’Océan Pacifique
et la mer de Cortes, la péninsule de Basse Californie est
sans conteste, avec ses sierras, déserts, lagunes, plages
et îles sauvages, un des endroits les plus privilégiés
au Mexique pour pratiquer « l’écotourisme ».
1ère
étape obligatoire en cette période
hivernale : les sanctuaires des baleines grises où pratiquer
le « whalewatching ».
Chaque hiver, depuis des millénaires, un nombre important
de baleines grises (entre 1200 et 1500 aujourd’hui) nagent
plus de 6000 Kms pour parcourir les routes migratoires depuis
la mer de Béring jusqu’aux lagunes de la cote pacifique
de Basse Californie du Sud, ou elles viennent s’accoupler
et procréer 12 mois plus tard au même endroit. Longtemps
considérée comme une espèce en danger d’extinction,
la baleine grise a fait un impressionnant retour grâce aux
politiques de protection des lois mexicaines et internationales
qui ont désigné 3 lagunes comme sanctuaires pour
leur reproduction et enfantement durant les mois de janvier à
mars : la lagune Ojo de Liebre (près de
Guerrero Negro), la lagune San Ignacio, toutes
deux déclarées patrimoine culturel et naturel de
l’humanité de l’UNESCO depuis 1993, et la Bahia
Magdalena.
Quand
y aller ?
Les
baleines arrivent fin décembre et repartent fin mars, parfois
mi-avril. Les vacances de février sont donc la période
idéale pour un séjour en famille. Eviter de préférence
les week-ends, jours de grande affluence.
Où
aller ?
Les
Lagunes Ojo de Liebre et San Ignacio sont très éloignées
des sites touristiques traditionnellement fréquentés
(Los Cabos, la Paz et Loreto), et le choix se porte donc naturellement
sur la Bahia Magdalena. Là, deux possibilités s’offrent
à vous : Puerto Adolfo Lopez Mateos (à environ 270
Kms de la Paz et 160 Kms de Loreto) ou Puerto San Carlos (compter
aussi 270 Kms depuis la Paz et 200 Kms depuis Loreto). On accède
au premier depuis Ciudad Insurgentes, au second depuis Ciudad
Constitucion.
Comment
?
On peut faire l’aller-retour dans la journée
depuis la Paz ou Loreto, mais la route est longue et à
Puerto Lopez Mateos, où le « whalewatching »
est propriété exclusive de tours opérateurs
qui se repartissent une trentaine de bateaux, on peut parfois
attendre de longues heures avant d’avoir de la place dans
une lancha, même en la partageant. Mieux vaut donc dormir
au moins une nuit sur place, même si le moins que l’on
puisse dire, c’est que ces « charmants petits ports
de pêche » ne brillent pas par leur charme, sauf à
aimer les carcasses de voitures rouillées, et les «rues»
de sable défoncées…
A Puerto
San Carlos, l’hôtel Alcatraz est propre et
fonctionnel, quoique à l’image du village (sans charme
aucun !), et l’on vous y recommandera des propriétaires
de lancha, spécialistes des « bons coins à
baleines », qui vous emmèneront, vous et vous seuls,
3 à 4 heures durant, « là ou les touristes
ne vont pas » (sic).
Au programme :
La
Isla de patos, banc de sable entièrement
recouvert par plusieurs centaines d’oiseaux, une balise
en pleine mer squattée par une sympathique petite
famille d’otaries, enfin et surtout les baleines.
Même si les consignes normales de sécurité
(ne pas suivre une même baleine plus de 30 minutes,
ne pas s’en approcher à plus de 30 mètres)
ne sont pas toujours respectées, il ne faut pas pour
autant espérer pouvoir caresser bébé
baleineau comme sur les photos des magazines, sauf à
avoir beaucoup de chance. Mais on les voit suffisamment
bien, suffisamment près et suffisamment longtemps
pour avoir conscience d’assister à un spectacle
exceptionnel. |
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Petits
conseils d’amis : prévoir des vêtements chauds
et ne pas trop boire avant (4 heures dans une lancha, c’est
parfois très, très long…).
Hôtel
Alcatraz, Puerto San Carlos
Tel : ( 01 613) 136 00 17
Fax : (01 613) 13 60 086
Combien ça coûte ?
Compter
environ 600 pesos de l’heure pour une lancha de 6 à
8 personnes.
2ème étape
du circuit éco-touristique en Basse Californie du Sud,
moins connue mais peut-être finalement beaucoup plus impressionnante
: le snorkeling en compagnie des otaries de l’Isla
Espiritu Santo. Oui, oui, vous avez bien lu. Il s’agit
bien ici d’aller nager avec des otaries, des vraies, en
liberté, dans leur environnement naturel. Et croyez-moi,
c’est beaucoup moins frelaté que la « natation
» avec les dauphins que l’on propose à prix
d’or sur la Riviera Maya.
Quand
y aller ?
Apparemment,
il n’y a pas de saison. La colonie d’otaries, qui
compte près de 300 individus, est présente toute
l’année.
Où
aller ?
L’Isla
Espiritu Santo est située à 20 Kms au nord de la
Paz, et l’on y accède en bateau depuis la plage de
Tecolote. Cette île volcanique est classée réserve
naturelle par la CONANP (Comision Nacional de Areas Naturales
Protegidas). Et pour cause : elle abrite, sur ses 105 kms2, plus
de 200 espèces de plantes, dont 53 endémiques, et
plus de 70 espèces de faune. Sans parler du paysage de
carte postale qui, à lui seul, vaut le détour :
eaux turquoises, plages de sable blanc, roches noires volcaniques
et cactus chandeliers.
Pour
y accéder : prendre la route de Pichilingue (le
port ferry de la Paz) et continuer au delà. Lorsque l’on
arrive à une bifurcation (sans indications), si l’on
prend à gauche on débouche sur la plage de Balandra,
très jolie petite crique qui, en se mouillant un peu, permet
d’accéder à une seconde plage ou trône
le rocher en forme de champignon, emblème de la Paz et
grande fierté locale. En prenant à droite, on arrive
sur la plage de Tecolote.
Comment ?
Sur
la plage de Tecolote, deux restaurants, « El Tecolote
» et « La Palapa Azul » proposent des
prestations similaires (on recommande « La Palapa Azul
» pour l’avoir testé). En l’occurrence
un tour de l’île (entre 3 et 4 h) avec arrêt
aux principales curiosités naturelles (grottes, arche,
etc…), pause déjeuner sur une plage déserte
(excellents ceviche et thon en escabèche, servis à
même la glacière) et puis surtout, le détour
par « los Islotes », îlots rocheux qui abritent
la colonie d’otaries. Une fois enfilés palmes, masques
et tubas (à demander car inclus dans le prix), voire la
combinaison de plongée pour les plus frileux (l’eau
est franchement froide), et dépassé l’appréhension
causée au premier abord par les « brames »
de plusieurs dizaines d’otaries, vous pouvez plonger.
 |
Les otaries,
naturellement joueuses parait-il, et surtout très habituées
à voir des humains, s’approchent sans crainte,
voire même vous foncent littéralement dessus
si vraiment vous avez de la chance…. Il suffit de se
rappeler que, en dépit de ses grosses moustaches et
de ses non moins grosses dents, c’est un animal pacifique
qui se nourrit exclusivement de poissons, et tout ira bien
!! |
Compte
tenu de la durée de la ballade, et du petit nombre de bateaux
en circulation (1 à 2 par restaurant), il vaut mieux arriver
tôt pour être sur de partir. Il y a à peu près
2 départs par jour, vers 9/10 h et 13/14 h.
L’île
ne possède aucunes infrastructures, mais elle offre cependant
de nombreuses possibilités, outre le traditionnel tour
en bateau : plongée, snorkeling dans les criques, kayaking
(à amener de la cote), trekking uniquement sur les sentiers
autorisés et même camping « sauvage »
(là encore seulement sur les sites autorisés). Il
faut alors demander au préalable l’autorisation à
la CONANP et être prêts à accepter quelques
contraintes : interdiction de faire du feu, obligation de ramener
tous ses déchets sur le continent, y compris ceux bio-degradables,
etc…
Combien
ça coûte ?
En
partageant une lancha, compter entre 300 et 400 pesos par personne.
Soit, en négociant un peu, 1 300 pesos pour 2 adultes et
2 enfants, déjeuner compris.
Renseignements
CONANP
www.conanp.gob.mx
Tel à la Paz: (612) 1284170
Fax: (612) 1284171
lapaz@conanp.gob.mx
Page
Internet sur l’île :
http://islasgc.conanp.gob.mx/CIESBCS.html
La
Palapa Azul
Tel: (612) 1224427
(612) 1221801
(612) 1264554
palapaazul@hotmail.com
http://www.angelfire.com/nb/palapaazul/espiritusanto.htm